18 juin 1815

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18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Sam 18 Juin 2016 - 14:14

Hello, en souvenir de ce jour funeste dans cette morne plaine, le 18 juin 1815.....
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Re: 18 juin 1815

Message  Roundabout le Sam 18 Juin 2016 - 14:22

 
Triste jour quand même !

VIVE L'EMPEREUR

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Re: 18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Sam 18 Juin 2016 - 14:33

La fin d'un monde.......
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Re: 18 juin 1815

Message  BIFFIN le Sam 18 Juin 2016 - 20:43

Bien sur mais de toute façon même avec une victoire à Waterloo derrière il y avait les Russes, les Autrichiens, , les Bavarois et autre états allemands, les Suédois, alors c'était plié d'avance.
Tout ce que cette crapule géniale de Talleyrand avait sauvé au congrès de Vienne a été anéanti par les 100 jours.
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Re: 18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Sam 18 Juin 2016 - 20:49

Crapule...traître avec tant d'autres, des girouettes......
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Re: 18 juin 1815

Message  Roundabout le Dim 19 Juin 2016 - 17:07

BIFFIN a écrit:Tout ce que cette crapule géniale de Talleyrand avait sauvé au congrès de Vienne a été anéanti par les 100 jours.

Marc a raison , c'est absolument véridique , lire absolument ce bouquin , un livre formidable :

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Re: 18 juin 1815

Message  Mirofsoft le Lun 20 Juin 2016 - 17:15

Waterloo ! Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !
Comme une onde qui bout dans une urne trop pleine,
Dans ton cirque de bois, de coteaux, de vallons,
La pâle mort mêlait les sombres bataillons.
D'un côté c'est l'Europe et de l'autre la France.
Choc sanglant ! des héros Dieu trompait l'espérance ;
Tu désertais, victoire, et le sort était las.
O Waterloo ! je pleure et je m'arrête, hélas !
Car ces derniers soldats de la dernière guerre
Furent grands ; ils avaient vaincu toute la terre,
Chassé vingt rois, passé les Alpes et le Rhin,
Et leur âme chantait dans les clairons d'airain !

Le soir tombait ; la lutte était ardente et noire.
Il avait l'offensive et presque la victoire ;
Il tenait Wellington acculé sur un bois.
Sa lunette à la main, il observait parfois
Le centre du combat, point obscur où tressaille
La mêlée, effroyable et vivante broussaille,
Et parfois l'horizon, sombre comme la mer.
Soudain, joyeux, il dit : Grouchy ! - C'était Blücher.
L'espoir changea de camp, le combat changea d'âme,
La mêlée en hurlant grandit comme une flamme.
La batterie anglaise écrasa nos carrés.
La plaine, où frissonnaient les drapeaux déchirés,
Ne fut plus, dans les cris des mourants qu'on égorge,
Qu'un gouffre flamboyant, rouge comme une forge ;
Gouffre où les régiments comme des pans de murs
Tombaient, où se couchaient comme des épis mûrs
Les hauts tambours-majors aux panaches énormes,
Où l'on entrevoyait des blessures difformes !
Carnage affreux! moment fatal ! L'homme inquiet
Sentit que la bataille entre ses mains pliait.
Derrière un mamelon la garde était massée.
La garde, espoir suprême et suprême pensée !
« Allons ! faites donner la garde ! » cria-t-il.
Et, lanciers, grenadiers aux guêtres de coutil,
Dragons que Rome eût pris pour des légionnaires,
Cuirassiers, canonniers qui traînaient des tonnerres,
Portant le noir colback ou le casque poli,
Tous, ceux de Friedland et ceux de Rivoli,
Comprenant qu'ils allaient mourir dans cette fête,
Saluèrent leur dieu, debout dans la tempête.
Leur bouche, d'un seul cri, dit : vive l'empereur !
Puis, à pas lents, musique en tête, sans fureur,
Tranquille, souriant à la mitraille anglaise,
La garde impériale entra dans la fournaise.
Hélas ! Napoléon, sur sa garde penché,
Regardait, et, sitôt qu'ils avaient débouché
Sous les sombres canons crachant des jets de soufre,
Voyait, l'un après l'autre, en cet horrible gouffre,
Fondre ces régiments de granit et d'acier
Comme fond une cire au souffle d'un brasier.
Ils allaient, l'arme au bras, front haut, graves, stoïques.
Pas un ne recula. Dormez, morts héroïques !
Le reste de l'armée hésitait sur leurs corps
Et regardait mourir la garde. - C'est alors
Qu'élevant tout à coup sa voix désespérée,
La Déroute, géante à la face effarée
Qui, pâle, épouvantant les plus fiers bataillons,
Changeant subitement les drapeaux en haillons,
A de certains moments, spectre fait de fumées,
Se lève grandissante au milieu des armées,
La Déroute apparut au soldat qui s'émeut,
Et, se tordant les bras, cria : Sauve qui peut !
Sauve qui peut ! - affront ! horreur ! - toutes les bouches
Criaient ; à travers champs, fous, éperdus, farouches,
Comme si quelque souffle avait passé sur eux.
Parmi les lourds caissons et les fourgons poudreux,
Roulant dans les fossés, se cachant dans les seigles,
Jetant shakos, manteaux, fusils, jetant les aigles,
Sous les sabres prussiens, ces vétérans, ô deuil !
Tremblaient, hurlaient, pleuraient, couraient ! - En un clin d'œil,
Comme s'envole au vent une paille enflammée,
S'évanouit ce bruit qui fut la grande armée,
Et cette plaine, hélas, où l'on rêve aujourd'hui,
Vit fuir ceux devant qui l'univers avait fui !
Quarante ans sont passés, et ce coin de la terre,
Waterloo, ce plateau funèbre et solitaire,
Ce champ sinistre où Dieu mêla tant de néants,
Tremble encor d'avoir vu la fuite des géants !

Napoléon les vit s'écouler comme un fleuve ;
Hommes, chevaux, tambours, drapeaux ; - et dans l'épreuve
Sentant confusément revenir son remords,
Levant les mains au ciel, il dit: « Mes soldats morts,
Moi vaincu ! mon empire est brisé comme verre.
Est-ce le châtiment cette fois, Dieu sévère ? »
Alors parmi les cris, les rumeurs, le canon,
Il entendit la voix qui lui répondait : Non !
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Re: 18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Lun 20 Juin 2016 - 17:53

...Si ce n'est pas de toi, tu pourrais citer l'auteur....cela se fait, il me semble.....
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Re: 18 juin 1815

Message  Roundabout le Lun 20 Juin 2016 - 20:51

Ah bon c'est pas de Miro ???

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Re: 18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Mar 21 Juin 2016 - 10:26

ROUNDABOUT a écrit:Ah bon c'est pas de Miro ???

Je ne le crois pas.....assurément....
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Re: 18 juin 1815

Message  Roundabout le Mar 21 Juin 2016 - 11:08

Si tu le dis

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Re: 18 juin 1815

Message  BIFFIN le Mer 22 Juin 2016 - 9:54

Relisez aussi le chapitre des Misérables consacré à Waterloo : "...Ils étaient trois mille cinq cents. Ils faisaient un front d'un quart de lieue. C'étaient des hommes géants sur des chevaux colosses. Ils étaient vingt-six escadrons ; et ils avaient derrière eux, pour les appuyer, la division de Lefebvre-Desnouettes, les cent six gendarmes d'élite, les chasseurs de la garde, onze cent quatre-vingt-dix-sept hommes, et les lanciers de la garde, huit cent quatre-vingts lances. Ils portaient le casque sans crins et la cuirasse de fer battu, avec les pistolets d'arçon dans les fontes et le long sabre-épée. Le matin toute l'armée les avait admirés quand, à neuf heures, les clairons sonnant, toutes les musiques chantant Veillons au salut de l'empire, ils étaient venus, colonne épaisse, une de leurs batteries à leur flanc, l'autre à leur centre, se déployer sur deux rangs entre la chaussée de Genappe et Frischemont, et prendre leur place de bataille dans cette puissante deuxième ligne, si savamment composée par Napoléon, laquelle, ayant à son extrémité de gauche les cuirassiers de Kellermann et à son extrémité de droite les cuirassiers de Milhaud, avait, pour ainsi dire, deux ailes de fer....".
Pour mémoire le père de Marius, colonel de cuirassiers (comme le colonel Chabert de Balzac) est blessé et enseveli sous un tas de cadavres . Il est involontairement sauvé par Thénardier (l'autre, pas le notre) qui détrousse les cadavres après la bataille.
Hugo se penche lui même longuement dans son roman sur le sens et les conséquences de cette bataille("Faut-il trouver bon Waterloo ?").
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Re: 18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Mer 22 Juin 2016 - 13:05

Fort intéressant, il est vrai que la lecture de la bataille dans les Misérables, est passionnante.
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Re: 18 juin 1815

Message  Roundabout le Mer 22 Juin 2016 - 19:18

Elle est passionnante et terrible mais très peu fidèle à la réalité !

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Re: 18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Jeu 23 Juin 2016 - 10:06

Romancée...bien sur à la sauce de Hugo....délectable.
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Re: 18 juin 1815

Message  BIFFIN le Jeu 23 Juin 2016 - 10:22

Tout à fait d'accord avec Roundabout quant à la véracité historique. La légende du fameux chemin creux d'Ohain, elle commence un peu avec Hugo.
Mais tout de même quelle langue ! quel souffle ! "C'était des hommes géants sur des chevaux colosses ..."...
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Re: 18 juin 1815

Message  Duck of Moun le Jeu 23 Juin 2016 - 12:02

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